Interview de Marie-Morgane Dumont - ESMOD Lyon (Promo 2013)

Nous avons croisé Marie-Morgane Dumont au salon du Texworld. Lauréate du festivale de Dinard, elle présentait sa collection aux professionnels du textile.
Nous l'avons interviewée afin qu'elle nous raconte son expérience ESMOD, sa collection et ses ambitions futures.

Marie-Morgane, tu es sortie diplômée d’ESMOD Lyon en 2013.  Raconte-nous ton expérience ESMOD…

J’ai un très bon souvenir de mes études à Lyon. Je m’y sentais dans mon élément avec un entourage que je connaissais bien. J’étais une élève très sérieuse et je participais à beaucoup de concours. Je dois avouer que la dernière année a été difficile car j’étais sur 3 concours en même temps. J’ai d’ailleurs gagné celui de ROWENTA 2012. Une chose est sûre, je n’avais pas le temps de sortir beaucoup.

Quel a été ton parcours avant d’intégrer ESMOD ?

J’ai fait un Bac Pro couture avec option « artisanat et métiers d’art ». Le vêtement m’a toujours intéressée et, en 4 ans, j’ai appris les techniques de Haute Couture avec un grand sens du perfectionnisme. Cela m’a évidemment beaucoup aidée par la suite à ESMOD.

Qu’est-ce qu’ESMOD t’a apporté de plus alors ?

A ESMOD j’ai pu apprendre les techniques du Prêt-à-Porter, ce qui m’a permis de diversifier mes connaissances. La formation ESMOD a l’avantage d’être aussi centrée sur la créativité. Aussi, j’ai pu développer réellement mon univers personnel et approfondir ma connaissance des matières. Il y a aussi une vraie sensibilisation à l’aspect commercial dans la formation, ce qui est un plus non négligeable.

Comment ça s’est passé pour toi après ESMOD ?

Au moment des jurys de fin d’année, ma collection a intéressé la présidente du jury qui m’a immédiatement orientée vers un stage chez Maurizio Galante, une chance inouïe ! Après ce stage, j’ai participé au concours de Dinard 2013 pour lequel ma collection de 3ème année a remporté le prix spécial « Sustainablitiy ». Aujourd’hui, je cherche à travailler dans une maison de couture pour me faire une expérience dans le métier avant, pourquoi pas, de monter ma propre marque.

Justement, pourriez-vous nous parler un peu de votre collection ?

Ma collection traite de la face cachée et de la révélation intime ou comment une femme qui se protège d’un monde de tromperies et de mensonges parvient à se dévoiler. La première tenue est noire et recouvre complètement le corps. Mais petit à petit, à chaque panoplie, le noir s’éclaircit en passant par des nuances de gris jusqu’à devenir vert, et le vêtement se dénude de plus en plus. De ce fait, les matières elles-mêmes, toutes naturelles et animales, changent et se fluidifient : On passe des peaux de chèvre à l’organza de soie. La laine aussi joue un grand rôle dans cette métamorphose en symbolisant chaque zone érogène de la femme, zones qu’elle protège justement. C’est l’usage de toutes ces matières naturelles qui m’a valu le prix Spécial « sustainability ».

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