Interview Inès HADDAD - ISEM Paris (promo 2011)

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Quel a été ton parcours avant d’intégrer l’ISEM? As-tu toujours eu en tête de travailler dans la mode ?

Avant d’intégrer l’ISEM, j’étais en Master I en école de commerce. Mon master était déjà spécialisé en Marketing / Option Luxe.
J’avais déjà bien avant, envie de travailler dans la mode, mais cela paraissait être un but inatteignable étant plus jeune. C’est en évoluant en école de commerce que j’ai découvert que ce secteur me passionnait. J’ai donc fait l’ensemble de mes stages dans le secteur des cosmétiques & de la mode. Après ces stages, je ne me voyais pas faire autre chose que du marketing dans le secteur de la mode / prêt-à-porter. Le seul moyen de me perfectionner et de finaliser mon cursus scolaire en « beauté », était d’intégrer un master spécialisé dans la mode. C’est pour cela que j’ai intégré le Master Marketing & Fashion Managment à l’ISEM.

Revenons sur ta scolarité à l’ISEM : quel genre d’élève étais-tu ? Quels sont tes meilleurs et pires souvenirs ?

J’étais une élève assez discrète au début et puis au fil de l’eau, j’étais plus à l’aise car nous avions une multitude de travaux en groupe et de présentations orales. Les sujets travaillés sont très vite devenus prenants et passionnants, c’est pourquoi j’étais une élève assez investie dans mon master. Nous traitions aussi bien le métier d’acheteur mode, de marketeur, ou bien celui de chef de produit.
Mon meilleur et pire souvenir reste celui du rendu du mémoire de fin d’études. J’avais travaillé densément, pendant des semaines, et la dernière nuit fut très très longue puisqu’il fallait tout finaliser. Ce fût également mon meilleur souvenir puisque j’obtins de très très bons résultats, et que ce projet reste encore marquant pour moi aujourd’hui : le lancement d’une marque pour jeunes adolescents chez Stella McCartney. Il fallut créer soi-même le branding de la marque, faire un business plan, créer soi-même la collection, et décliner un plan de com / marketing pour cette marque. Le projet était une vraie concrétisation de tout ce que nous avions appris sur un an.

Selon toi, qu’est-ce qui fait la spécificité de la formation Postgraduate que tu as suivie ? Qu’est-ce qu’elle t’a apportée ?

Tout d’abord, je dirai l’aspect international. L’ensemble des cours étaient en anglais et nous avions une classe avec des profils totalement différents : des nationalités et des parcours multiples, ce qui rendait nos échanges très riches.
Puis, un programme sur 1 an ultra complet. Comme je le disais, le programme m’a aidé à cerner les domaines / métiers qui m’intéressaient le plus.
Enfin, la culture de la mode. Même si nous avions tous de bonnes bases, nous abordions aussi bien des petits créateurs, des marques mass market ou bien les stratégies des grands groupes de luxe.

Raconte-nous ton parcours professionnel après l’ISEM, tes fonctions et responsabilités

J’ai réalisé mon stage de fin d’études chez Sonia Rykiel en tant qu’assistant eshop. Je n’ai malheureusement pas pu terminer mon stage de 6 mois car j’ai eu l’opportunité de me voir proposer un CDI chez Morgan au sein du groupe Beaumanoir (j’avais fait mon stage de 4e année là-bas). J’ai commencé en tant qu’assistante CRM (customer relationship manager) en gérant la fidélisation clients. Le poste a beaucoup évolué, j’ai pu toucher à différents domaines : la gestion du programme de fidélité et du plan d’animations clients (envoi des courriers, emails, sms), les études clients (quali, quanti, positionnement prix, baromètre, satisfaction clients), mais aussi la PRM (prospect relationship managment) c’est-à-dire les opérations de recrutement clients à travers des partenariats, des évènements en boutique, des shopping night partys, etc etc…
Au bout de 3 ans, j’ai eu la chance de passer Responsable CRM chez ZAPA. J’y suis depuis maintenant 10 mois et les missions sont riches et denses, puisque je m’occupe de la fidélisation clients avec la gestion d’un programme de fidélité, mais aussi du marketing opérationnel ! Mon scope est dont plus élargi et mes missions encore plus denses. J’ai deux personnes dans mon équipes qui gèrent la partie plus opérationnelle de l’ensemble de ces projets.

 

Quelles sont les qualités requises pour exercer tes fonctions actuelles ?

Je m’aperçois qu’il faut à la fois être rationnel, synthétique et terre à terre; mais aussi créatif, à l’affût des dernières tendances et ultra innovant. Le marché du textile étant en pleine mutation, il faut être avant-gardiste et savoir prendre du recul pour établir la stratégie la plus optimale. C’est un métier où il ne faut pas confondre stratégie de marques et goûts personnels. En plus de tout cela, il est important de s’intéresser à l’ensemble des pôles de l’entreprise, le marketing / CRM étant rattaché à l’ensemble des pôles.

 

Un petit mot de ton univers, tes créateurs préférés, tes coups de cœur récents (boutique, concept, évènements)

Actuellement, je suis fan de Demna Gvasalia ou Jacquemus qui arrivent à changer quelque peu l’univers du luxe. Leur style se rapproche un peu plus du prêt—porter de rue, tout en insufflant une nouvelle créativité.
Je suis également fan du groupe H&M avec Monki, COS et &OS qui arrivent à établir une stratégie sur du long-terme et qui pour moi sont loin devant sur le marché du prêt-à-porter (cohérence du mix marketing).
Enfin, j’adore Marimekko (marque finlandaise montante), The Shape of the season (concept store digital) & bien évidemment, de KENZO et Céline pour leur contemporanéité.

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